Storine


Volume 1 : Le lion blanc

        Mes premiers souvenirs me ramènent à la planète Ectaïr. J’y ai été élevée par mes grands-parents adoptifs, qui possédaient une maison à l’intérieur du parc d’animaux sauvages de Ganaë. J’allais à l’école dans la petite cité de Fendora. Puis un jour, le commandor Sériac est venu, et il a tout détruit. Il m’a enlevée et je me suis retrouvée à bord du Grand Centaure, le vaisseau légendaire de Marsor le pirate. J’étais devenue une esclave.
        Vivre dans le corral des femmes a été toute une expérience. J’y ai rencontré ma première amie, Eldride, ainsi que Ysinie, la Vieille-Sans-Yeux. Heureusement, Marsor, qui était un érudit, connaissait les prophéties. Il a reconnu en moi – il me l’a avoué par la suite – l’Élue des dieux. Aussi, pour me protéger, il m’a adoptée. Griffo et moi avons été vivre avec lui. Cela n’a pas été au goût de tout le monde. Marsor m’a enseigné l’art du pilotage et le maniement du sabre. Mais il m’a également appris des qualités comme le courage, la confiance, la loyauté, le sens de la justice, la droiture. Mais on ne se rend compte de ces choses que bien plus tard.



Volume 2 : Les marécages de l’âme

        Après avoir quitté la flotte pirate, nous nous sommes retrouvées, Eldride et moi, sur la planète Phobia, prisonnières d’un esclavagiste qui faisait le trafic d’êtres humains. Il enfermait ses esclaves dans son château de lave, en attendant de les conduire à Phobianapolis, pour les vendre lors de l’annuel marché aux esclaves.
        Heureusement, je me suis échappée du château, et j’ai rencontré Solarion, un étrange jeune homme venu sur Phobia pour découvrir le marécage de l’âme : un endroit sacré où, d’après lui, la déesse Vina rendait l’oracle aux voyageurs. Il voulait savoir quelle était sa destinée et, moi, qui j’étais vraiment et pourquoi Sériac me pourchassait-il sans cesse ! Lors de cette aventure, j’ai également fait la connaissance de Éridess qui est devenu mon fidèle ami. Je me rappelle les orages de feu, les nappes d’exynium, ce gaz mortel, les profondes forêts ininflammables, les montagnes obscures, le lac sacré des sages Éphroniens. Mais, surtout, le visage, le sourire et les yeux de Solarion…



Volume 3 : Le maître des frayeurs

        Les dieux nous ont permis d’échapper à l’explosion atomique de Phobianapolis. J’ai voyagé avec Griffo dans une autre dimension et trouvé refuge à bord de l’Érauliane, le vaisseau aux voiles d’or d’Ékal Doum, un riche marchand yrexien. J’y ai retrouvé Éridess, Lâane et Florus, et vécu de nombreuses aventures. Entre autres une histoire d’horreur avec des créatures semi-liquides appelées les Korks ; des bestioles qui s’introduisaient dans votre corps pour se nourrir de vos émotions et de votre substance mentale. Doum s’est révélé un traître de la pire espèce. Il nous a enlevés, conduits sur sa planète, et m’a soumise au plus effroyable des chantages. Par contre, sans lui je dois avouer que je n’aurais jamais découvert les paysages fabuleux de la planète Yrex, le surf mental, la trasnlucidation ; ni, surtout, visiter le temple englouti du désert d’Yrex et rencontrer maître Santus. C’est sur cette planète, également, que j’ai appris les mots de la première formule de Vina : l’Adjarah : Manourah Atis Kamarh-ta Ouvouré, qui permet à l’initié de rentrer en contact avec l’émanation de la déesse..



Volume 4 : Les naufragés d’Illophène

        Doum m’avait enlevé Griffo. Pire encore, il avait séparé son âme de son corps et se servait de lui comme d’un animal de foire !
        Je me suis embarquée avec Éridess et maître Santus à bord du Mirlira II, le plus prestigieux paquebot interspatial sur lequel Doum s’amusait à se produire sur scène en qualité de dompteur.
        Ça a été toute une aventure pour récupérer mon lion blanc.
        Nous avons fait de nombreuses escales et vécu bien des émotions : entre autres mon combat dans la dimension des rêves contre les Korks, mais aussi le mariage raté de Doum et de mon amie Lâane, sans parler des géants de pierre de la planète Vénédrah, où j’ai retrouvé les paroles de la deuxième formule de Vina, le Dredjarah : Mâatos Siné Ouvouré Kosinar-tari, qui rend possible à l’Élue le voyage interdimensionnel dans l’espace et le temps.  C’est à bord du Mirlira II, dans un restaurant, que maître Santus m’a d’ailleurs avoué que j’étais, moi, l’Élue des dieux. Quel choc ! Ensuite, il y a eu le drame de la mer d’Illophène, et nous nous sommes tous retrouvés à bord de la navette de sauvetage voguant au milieu de débris astraux impressionnants.



Volume 5 : La planète du savoir

        Sur Éctaïr, je n’avais pas beaucoup aimé l’école, et voici que sur la planète Delax, j’étais forcée d’aller au collège ! Il faut dire que je n’étais plus seule. Lâane, Florus et Éridess m’accompagnaient. Et puis maître Santus devenait un de nos protos, ou professeur, si vous préférez. Somme toute, j’étais une fois de plus traitée en paria, au collège de Hauzarex. Griffo vivait dans un parc d’animaux voisin du collège, et je fuguais régulièrement pour aller lui tenir compagnie.
        Ensuite, Solarion est venu étudier au collège. Comme me l’avait promis Santus, je le retrouvais enfin ! Lui, le voyageur de mes rêves, mon tendre ami… lui, Son Altesse impériale le prince Solarion, futur empereur de l’Empire d’Ésotéria.
        Qui étais-je, moi, en comparaison ?
        La fille de Marsor le pirate.
        Une réprouvée.
        En plus, Anastara, la grande duchesse impériale, cousine de Solarion, est arrivée dans le décor. Malgré tout, le prince et moi nous nous sommes aimés dans le parc, près de la grotte de Griffo, sous les vévituviers en fleur, et il m’a demandé de devenir sa fiancée.



Volume 6 : Le triangle d’Ébraïs

        C’était compter sans les pouvoirs psychiques et la fourberie de la grande duchesse. Alors que je me rendais sur la station orbitale pour devenir une Altesse impériale, Anastara a trouvé le moyen de détourner notre navette. Pour nous éviter une mort certaine, j’ai dû utiliser la deuxième formule de Vina, et nous nous sommes retrouvés dans une dimension parallèle.
        C’est ainsi que j’ai fait la connaissance des Totonites et des Cristalotes, deux peuples, l’un de robots, l’autre d’étranges minéraux doués d’intelligence. Deux peuples créés par les dieux, farouchement opposés l’un à l’autre, et nous au milieu. Me prenant pour leur Élue, ils voulaient que je retrouve pour leur compte les 5 pierres de la divination, alors que je n’avais qu’une idée en tête : retourner dans notre univers pour devenir la fiancée de Solarion.
        Mais les choses arrivent rarement comme on les souhaite. Ma seule consolation, c’est d’avoir visité le temple de la montagne sans fin et appris la troisième formule de Vina : le Ridjah : Âmaris Outos Kamorth-Ta Ouvouré,qui confère à l’Élue une invulnérabilité temporaire. 
        J’ai également retrouvé mon père dans des circonstances pour le moins dramatiques, et me suis séparée définitivement (du moins le croyais-je à l’époque) de Solarion – dans des circonstances encore plus dramatiques !



Volume 7 : Le secret des prophètes

        J’ai quitté Solarion avec la sensation d’avoir été trahie par lui. Il m’avait promis, j’avais cru comprendre… En fait, j’étais désespérée. Un vrai désespoir de fille. C’est dire si Griffo se faisait tout petit dans la navette spatiale qui nous emportait tous deux. Au cours d’une transe, la déesse Vina m’avait assigné un rendez-vous avec sa messagère sur un lointain petit atoll de planétoïdes appelé : Arverex. C’est là que j’ai rencontré la prophétesse Sherkaya, une femme reptilienne. D’Arverex, Griffo et moi nous nous sommes rendus sur la station Critone où après avoir retrouvé Éridess qui m’avait suivie à la trace, j’ai pris connaissance de la quatrième formule de Vina : l’objah : Mokéna Siné Kosi Outranos, formule permettant à l’Élue de canaliser et d’exprimer l’énergie de guérison de la déesse.
        C’est sur Critone, également, que grâce à cette quatrième formule, j’ai accompli mon premier miracle : j'ai sauvé d’une mort affreuse des centaines d’anciens mineurs critoniens transformés en mutants.
        De Critone, j’ai visité plusieurs autres planètes et suis peu à peu devenue, tel que me l’annonçait jadis maître Santus, l’Élue des dieux. Une Élue attendue par les peuples souffrants, mais aussi une fille traquée par les gardes noirs d’Anastara et de son père, le grand chancelier Védros Cyprian. Je ressentais chaque fois une immense pression. Sauver des vies, guérir, faire des miracles, ce n’est pas reposant. Surtout avec le poids conjugué des médias interspatiaux et les tentatives d’assassinat. Heureusement, Griffo, Éridess mais aussi mon père, Marsor, étaient à mes côtés.
        Jusqu’à ce jour où, dans le désert entourant la cité millénaire de Gésélomen, une délégation de maîtres missionnaires appartenant à la cellule secrète des fidèles de Vina, est venue à moi.
        D’après eux, l’heure était venue pour moi de me rendre sur Ésotéria, la planète capitale de l’Empire, de me présenter au palais impérial de Luminéa, et de réclamer mon dû.



Volume 8 : Le procès des dieux

        Mais le pire des traquenards m’attendait sur Ésotéria. Oh ! J’ai bel et bien conquis les foules, j'ai été invitée avec tous les honneurs au palais, j'ai rencontré Chrisabelle, l’impératrice ! Mais j’ai surtout fait l’expérience de la traîtrise.
        Comment les fidèles de Vina et maître Santus à leur tête, avaient-ils pu être aussi crédules? Comment avaient-ils pu croire que ma seule présence sur Ésotéria pouvait anéantir le pouvoir que possédait Védros Cyprian ? Lui voulait marier Solarion à sa fille Anastara et régner à travers eux ; tout au contraire, les fidèles de Vina voulaient faire de moi l’épouse du prince et la nouvelle impératrice.
        Prise dans un imbroglio diabolique, je fus mise en accusation et traînée en justice sous l’accusation de parjure et d’usurpation d’identité. Pour ceux du parti du grand chancelier, je n’étais en effet qu’un jouet entre les mains des fidèles de Vina.
        Autant vous dire que ce procès était truqué et que j’ai dû m’enfuir d’Ésotéria pour ne pas être condamnée à mort.
        C’est ensuite, sur Phobia, qu’Anastara me proposa un duel : la lionne blanche contre la lionne noire, à la façon des prophéties. Ce duel entre nous deux devait décider du sort de l’Empire.
        Tous me le déconseillaient : Éridess, bien sûr, mais aussi Solarion, Sériac et Griffo.
        Mais j’ai une tête de gronovore. Je vais toujours au bout de mes idées. Même si elles sont mauvaises…



Volume 9 : Le fléau de Vinor

        On m’a déshumanisée. Je m’en suis rendu compte lorsque, accompagnée par Corvéus, je me suis vue, nue, enfermée dans un sarcophage de cristalium, la tête rasée et vidée de mon sang. C’était un véritable cauchemar.
        On dit que les déshumanisés errent dans d’horribles souffrances et revisitent les lieux où ils ont répandu le mal et la mort.
        Incapable de regagner la planète Phobia où m’attendaient mes amis, j’ai erré et revu chaque homme ou femme, chaque créature à qui j’avais fait du tort.
        Pendant ce temps, Solarion, Éridess et Sériac étaient mis aux arrêts et menacés de comparaître en justice.
        Afin d’échapper au déshonneur, Solarion a dû se résoudre à accepter d’épouser Anastara. Mais la voie des dieux est impénétrable et incompréhensible, dit-on aussi.         Et mes errances, quoi que j’en pensais, avaient un sens !
        Le temps des prophéties était venu, et, avec lui, le terrible Fléau de Vinor qui menaça bientôt d’engloutir nombres de planètes importantes dans différents systèmes stellaires.
        Au moment même où le grand maître missionnaire procédait au mariage d’Anastara et de Solarion, les dieux présidaient au destin de chacun.
        Le mien était d’éradiquer les sept différents Fléaux.
        Le problème, c’est que j’ignorais comment.
        Je sus comment lorsque arriva la dernière minute.
        Celle précédant ma propre mort.
        Mais vivre et mourir sont deux états de consciences différents.
        Voilà, entre autres choses, ce que m’a appris cette ultime épreuve.


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