Mes opinions sur divers sujets...
Storine et l’école
Je ne veux pas dénigrer l’école. Il est sérieusement recommandé, dans la vie, de savoir parler sa langue, et même plusieurs ! Savoir compter est aussi très utile. C’est là, aussi, que l’on apprend à se mesurer aux autres. Personnellement, je n’y suis pas allée longtemps. Jusqu’à onze ans et demi sur la planète Ectaïr. Ensuite, j’ai été enlevée par le commandor Sériac. Je me suis retrouvée esclave à bord du Grand centaure. Là, j’ai appris à me défendre, à protéger mon territoire. Ensuite, j’ai eu la chance d’être adoptée par Marsor le pirate, qui est devenu mon père adoptif et qui m’a appris bien d’autres choses : à piloter des navettes spatiales, le maniement du sabre. Mais aussi et surtout, le respect. De moi-même et des autres. La justice. La vérité. La persévérance. Et, plus important encore, de ne jamais désespérer.
Je veux dire que je considère la vie elle-même comme une immense et formidable école. Tout événement peut vous apprendre des choses sur les autres, mais aussi sur vous-même.
Mais ne croyez pas que je suis une inculte. Je suis tout de même allée au collège, sur la planète Delax. Et, là, j’ai surtout appris à devenir une femme. Avec Solarion, bien sûr !
Storine et les parents
Les seuls que j’aie connus étaient grand-père et grand-mère, sur la planète Ectaïr. Ils étaient bons pour moi. Je me souviens qu’ils s’aimaient beaucoup, qu’ils me surprotégeaient. Grand-père avait toujours un peu peur quand je m’aventurais seule dans le parc d’animaux sauvage. Ensuite, il y a eu Marsor, mon père adoptif. Lui était fort, et droit, et honorable. Tout le monde en avait peur, et j’aimais beaucoup me promener à ses côtés dans les coursives du Grand Centaure. Les autres pirates me jalousaient à cause de la grande tendresse qui nous liait tous les deux. Lorsque nous avons été brusquement séparés, j’ai toujours voulu le revoir, le retrouver. Il était le soleil, j’étais la fleur. Enfin, je crois que je poétise. Après, eh bien, il y a eu l’impératrice, la grand-mère de Solarion. Quand je l’ai vue, j’ai tout de suite su que j’allais l’aimer.
Par contre, si on regarde bien, d’autres personnes ont joué un rôle de parent pour moi : maître Santus, mon mentor, celui qui m’a guidée dans ma quête pendant plusieurs années. Et, même, à sa façon brutale et mystérieuse, le commandor Sériac qui est devenu, à la fin – je crois que je peux le dire comme ça –, un ami !
Storine et l’amitié
C’est sacré, l’amitié ! Éridess, Lâane, Florus, maître Santus, Eldride, Griffo bien sûr ! Demandez-leur ce qu’ils pensent de moi. Je sais que j’ai bien des défauts, mais je ne crois pas avoir abandonné mes amis une seule fois. Oh ! Je les ai boudés, et secoués, parfois. Mais trahis, jamais.
Storine et l’amour
Oh ! la la ! qu’est-ce que ce sentiment ?
Pour moi, l’amour brûle, il dévore, il enflamme, illumine, mais détruit aussi. Il n’y a qu’à voir mon histoire d’amour avec Solarion. Pas banal. On se rencontre, on se bat, on s’aime sans se le dire, on se dispute, on s’ignore, on se quitte, on se retrouve. Il a fait de moi une femme, et j’ai fait de lui un homme. À plusieurs reprises dans des endroits les plus inattendus. Deux fois dans des cellules où j’étais retenue prisonnière. Et les premières fois, sous un immense vévituvier en fleur. Délectable.
Comment notre histoire finira-t-elle ? Anastara, ma grande rivale, arrivera-t-elle à défaire les liens si forts qui nous unissent ?
Storine et la justice
Elle m’a souvent fait mal, la justice. À en hurler. J’ai pris de grands risques pour elle. J’ai refusé de me taire. Mais c’était plus fort que moi. Je crois qu’au fond de moi, même si j’avais peur, je me disais : qu’est-ce que Marsor va penser de toi, Sto, si tu te tais, si tu baisses la tête ? Je crois qu’il faut être un peu folle pour redresser la tête et dire : ce n’est pas juste. Ou : vous n’avez pas le droit. Pour que justice soit faite.
Vous allez dire que je ne suis pas une fille comme les autres. Que la force de mon glortex m’aide à terrasser mes ennemis ; sans compter mon sabre psychique, et, bien sûr, Griffo, mon lion blanc qui est prêt à dévorer quiconque s’attaque à moi. J’en conviens.
Mais je suis ainsi.
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